Les cinq points à retenir de l’année électrique 2025
Publié le 18.03.2026
Comme chaque année, RTE a publié son bilan de l’année électrique 2025 en France. Voici les cinq principaux enseignements à retenir :
- La production d’électricité a légèrement progressé (+1,5%) à 548 TWh principalement tirée par le nucléaire qui retrouve ses standards (+ 11 TWh à 373 TWh), par le solaire (+8 TWh à 33 TWh) et par l’éolien (+ 3 TWh à 50 TWh) ce qui a permis de compenser la baisse de la production hydraulique (-13 TWh à 62 TWh). En 2025, 95,2% de la production d’électricité étaient issus de sources bas-carbone (nucléaire et renouvelables sous toutes leurs formes), soit plus de 521 TWh, c’est un record.
- L’intensité carbone (c’est-à-dire le volume d’émissions de CO2 rapporté à la production d’électricité) est ressortie à moins de 20 g CO2eq/kWh produit. Un niveau très peu élevé. A titre de comparaison, la moyenne de l’Union européenne est presque neuf fois supérieure à 178 g CO2eq/kWh produit.
- Corrigée des aléas climatiques et des effets calendaires, la consommation d’électricité est restée quasi stable (+ 0,4% par rapport à 2024) à 451 TWh. Ce niveau demeure inférieur d’environ 6% à la moyenne observée sur la période 2014-2019. Dans le détail, la consommation des plus grands clients (principalement industriels) a reculé de 1,7% en 2025.
- La France reste la championne d’Europe des exportations d’électricité. Le pays a en effet battu pour la seconde fois consécutive son record d’exportations d’électricité avec un solde net (exportations – importations) de 92 TWh en 2025 (après 89 TWh en 2024). La France a été exportatrice nette 99% du temps en 2025.
Le prix moyen du MWh exporté en 2025 a atteint en moyenne 59 €/MWh. La valorisation nette totale des exportations d’électricité s’est ainsi élevée à 5,4 milliards d’euros en 2025.
Le prix spot de l’électricité a atteint 61 €/MWh en moyenne en 2025 (contre une moyenne annuelle de 58 €/MWh en 2024). Au cours de l’année, les prix ont dépassé le seuil de 100 €/MWh pendant 1 807 heures (contre 1 382 heures en 2024), soit environ 20% du temps. A l’inverse, le prix spot horaire a été négatif durant 513 heures en 2025 (contre 352 heures un an plus tôt).