La PPE est – enfin – connue

La PPE est – enfin – connue

Après plusieurs reports successifs, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) est désormais connue. Avec à la clé, une évolution sensible du mix de production d’électricité. 

D’abord, une précision : à ce jour, la PPE n’a pas force de loi. Suite à sa publication le 27 novembre 2018, les pouvoirs publics ont annoncé la mise en place d’une phase de concertation qui précédera la publication des décrets d’application. 

Par ailleurs, la PPE touche de nombreux secteurs. Elle vise ainsi à augmenter de 40 à 59% la production de chaleur renouvelable, à porter à 10% la part du gaz renouvelable (sous l’hypothèse d’une forte baisse des coûts), à rénover 2,5 millions de logements d’ici 2023 ou encore à avoir un parc de 1,2 million de véhicules électriques en circulation ainsi que 100 000 points de recharge public à cette même échéance.

Mais concentrons-nous sur les mesures impactant le mix de production d’électricité en France. 

Evolution programmée de la puissance installée en France

Filière Puissance installée
(en MW)
Commentaire
Fin 2017 Objectif 2023 Objectif 2028
Thermique au charbon 2997 0 0 Fermeture de toutes les centrales thermiques au charbon d’ici 2022
Thermique au fioul 4098 nc nc Aucune autorisation accordée à des nouveaux projets de centrales électriques utilisant des combustibles fossiles
Thermique au gaz 11851
Nucléaire 63130 61330 ~55900 à 577001 Fermeture des deux réacteurs de Fessenheim au printemps 2020 et de 4 à 6 réacteurs supplémentaires d’ici 2030
Photovoltaïque 7660 20600 35600 à 44500 Doublement de la capacité installée des énergies renouvelables électriques en 2028 par rapport à 2017 en augmentant de 50 % les capacités installées d’ici 2023
Eolien terrestre 13559 24600 34100 à 35600
Eolien offshore 0 2400 4700 à 5200
Hydraulique 25517 25700 26400 à 26700
Evolution programmée de la puissance installée en France (Tableau)

1D'ici 2030

Pour la filière nucléaire, les pouvoirs publics sont allés au-delà de l’échéance de 2028. Ils ont ainsi planifié la fermeture de 14 réacteurs nucléaires de 900 MW (soit 12 600 MW au total) d’ici 2035. A cette date, la puissance nucléaire installée devrait atteindre environ 48 700 MW et ce, afin d’atteindre l’objectif de ramener à 50% la part de la production d’électricité nucléaire en 2035.